[Avis] L'Eau Ambrée - Prada


Voici donc le dernier lancement de Prada, une sortie particulièrement cohérente qui se place au confluent des deux tendances récentes de la maison: d'une part les deux Infusions, d'Iris et de Fleur d'Oranger, de l'autre les différentes déclinaisons autour du thème de l'ambre: l'eau de parfum éponyme, Intense, Amber Pour Homme.

Et d'emblée, L'Eau Ambrée révèle sa filiation: paradoxalement, dès lors qu'on parle d'ambre, elle présente la même limpidité que les deux belles Infusions qui l'ont précédée - elle a d'ailleurs été créée par la même compositrice, Daniela Andrier (Gucci éponyme, Angélique Noire de Guerlain). Deuxième curiosité: ce n'est justement pas ici le fameux accord oriental qui est à l'honneur, mais la senteur bien plus rare de l'ambre gris, traitée tout en transparence.


Notes de tête: citron, cédrat
Notes de cœur: rose de mai, ambre
Notes de fond: patchouli, opopanax, vanille



C'est un beau bouquet hespéridé qui ouvre L'Eau Ambrée, l'acidité des agrumes rejoignant la verdeur des feuilles, nuancée d'une pointe d'amertume, avec d'infimes accents aromatiques. Quel plaisir que de retrouver des notes de tête qui échappent aux fruits et à la louche de sucre!
Arrive bientôt la senteur caractéristique de l'ambre gris, chaleureuse, délicatement sensuelle et légèrement salée - les amateurs de L'Eau des Merveilles d'Hermès, dans toutes ses déclinaisons mais en particulier dans la concentration extrait, la reconnaîtront immédiatement, bien qu'elle soit traitée ici avec beaucoup plus de mesure, et sur un mode résolument non sucré.


Passées ces notes de tête, particulièrement délicates mais durables, l'ambre gris s'affirme avec de plus en plus de vigueur, sur un lit qui tient du bouquet fleuri classique, assez en retrait, et d'une couche de daim souple, racé. L'ensemble a le chic d'un Sublime de Patou, mais avec un peu plus de retenue, une élégance qui surprend agréablement au sein des dernières sorties...

Patchouli, opopanax, vanille: sur le papier, les notes de fond paraissent très orientales, mais elles se traduisent en fait par une note boisée chaleureuse, qui vient enrober le cœur d'ambre gris, l'adoucissant par petites touches et le sucrant presque imperceptiblement. La note-phare de la composition reste évidente tout au long de la (bonne) tenue sur la peau, s'atténuant en decrescendo dans les notes de fond mais toujours bien présente.


L'Eau Ambrée serait-elle la bonne surprise de cette rentrée? Ce nouveau Prada est un vrai bonheur pour les amoureux de fragrances d'allure classique, avec son élégante évolution ambrée-fleurie, mais il y ajoute une légèreté fraîche et limpide qui le modernise. Et la sensualité délicate de son sillage le rend plus attirant encore...



Maison: Prada
Créateur: Daniela Andrier

Année de création: 2009
Famille: floral - oriental
Disponible en Eau de Parfum, vapo 30 ml (55 EUR), 50 ml (69.50 EUR) et 80
ml (93 EUR), en parfumerie. Une gamme de produits coordonnés est disponible.



Image: Neiman Marcus, Ambergris.co.nz


[Avis] Cuir Venenum (03) - Parfumerie Générale

S'il est une chose qu'on ne peut reprocher aux fragrances de la Parfumerie Générale, c'est bien de manquer d'originalité. Les accords sont généralement connus, mais combinés de manière bien souvent inédite, composant ainsi des jus qui ne peuvent que ravir les amateurs de sensations olfactives nouvelles.

C'est particulièrement vrai pour Cuir Venenum, un étrange parfum qui se proclame "cuir fleuri oriental érotisé", pas moins! Il s'agissait ici de féminiser le genre cuiré, de lui donner une luminosité nouvelle...



Notes de tête: agrumes, absolue fleur d'oranger, aubépine
Notes de cœur: cuir, tamanol, polyalcools de noix de coco
Notes de fond: cèdre Maroc, muscs, miel, myrrhe

Le résultat?
Après le rapide passage d'un éclair de feuilles d'agrumes arrive une puissante senteur, profondément étrange, qui tient des oranges confites bien plus que de la fleur d'oranger, lesquelles orangettes auraient été servies à côté d'un verre... d'hydromel.

Aussi incroyable que cela paraisse, Cuir Venenum sent effectivement la bière (!), une bière brune, très nettement mêlée de miel liquide, qui jouxte cette note de zeste d'orange confit. L'effet olfactif est tout à fait surprenant, et à mille lieues du cuir orientalisant promis...

A vrai dire, comme l'allusion olfactive à l'hydromel ne m'incommode pas, j'ai rapidement trouvé cet accord réellement addictif, tout curieux qu'il soit. Il parvient à être tout à la fois riche, luxuriant, fruité, sucré sans excès, avec une petite touche et d'acidité, et d'amertume (la bière toujours!)... la note de cuir se devine, mais bien difficilement, noyée qu'elle est sous cet accord.

L'évolution sur la peau va concentrer la facette orange, qui va se sucrer au point de prendre de franches allures de bonbon, tandis que l'aspect hydromel va passer en retrait et le cuir... disparaître.


Quel étrange parfum que ce Cuir Venenum, et qu'il est mal nommé! Cet hydromel à l'orange n'a rien de vénéneux, et n'offre que bien peu de cuir; du féminin lumineux et "érotisé" annoncé, point de trace... pour trouver une réelle référence cuirée chez la Parfumerie Générale, mieux vaut se tourner du côté du confidentiel Cuir d'Iris. Mais en laissant ses attentes de côté, et une fois la surprise passée, ce troisième volume de la gamme se révèle étonnamment attirant, une curiosité olfactive à la tenue irréprochable et qui ne manque pas d'intérêt...


Maison: Parfumerie Générale
Créateur:
Pierre Guillaume
Année de création: 2003
Famille: cuir, fruité, oriental
Disponible en Eau de Parfum, vapo 50 ml (95 EUR) et 100 ml (125 EUR), en points de vente sélectionnés.



Images: Luckyscent, Dining for Two


[Avis] Un Jardin en Méditerranée - Hermès

Voici le premier-né de la série des Jardins d'Hermès - qui n'était d'ailleurs pas, au départ, conçue comme une collection. En 2003, après l'énorme succès de l'Eau d'Orange Verte (création de Françoise Caron), le sellier parisien voulait lancer une autre fragrance dans le même esprit. Il n'y eut pas de "brief", ce cahier-des-charges/appel-d'offre marketing dont font couramment usage, aujourd'hui, les maisons de parfum, mais simplement l'idée d'un jardin en Méditerranée, invitation à visiter le jardin tunisien de la directrice artistique d'Hermès à l'appui.
La proposition de Jean-Claude Ellena fut retenue, une épure aux 26 composants à peine, parfaitement mixte, qui portait la signature limpide du maître - et le succès fut au rendez-vous. L'année suivante, le Grassois recevait la proposition de devenir le nez attitré de la maison...


Notes de tête: bergamote, fleur d’oranger
Notes de cœur: lentisque, laurier blanc, figue
Notes de fond: figuier, cèdre rouge


A l'entrée de ce Jardin souffle une bourrasque de bergamote, verte et amère, qui rappelle l'ouverture des Eaux de Cologne traditionnelles. Mais elle est mêlée de... feuilles de tomate? La note n'est pas reprise dans la composition officielle, mais elle est assurément très présente, donnant à ce jardin des allures de potager au premier abord.

A mesure que le vert de tomate s'estompe, il vient intimement se mêler à une senteur intense de figuier. Toutes les facettes de l'arbre y sont représentées: il y a là la sève douce-amère et lactée de ses feuilles, et l'arôme rouge sombre de ses fruits, qui le sucre à peine, et très brièvement. L'ensemble, sans être véritablement frais, évoque une ombre bienfaisante...

Cet accord de figuier, qui va se prolonger pendant la majorité de la tenue sur la peau, sera rejoint au fil du temps par une note boisée, qui se renforce avec le temps - et malgré tout son sillage, elle restera translucide, dans la manière de J.-C.Ellena. Le lentisque, avec ses accents térébenthinés, arrive au milieu des notes de cœur pour leur apporter une certaine profondeur.

Ce sont ces accords verts-boisés, teintés d'une nuance aqueuse, qui vont se prolonger et se réchauffer légèrement, sans plus la moindre trace fruitée, en fin de tenue - moyenne, mais plus que satisfaisante pour cette concentration.


"Parfum d'ombre et de lumière"? Pari réussi avec ce Jardin en Méditerranée, qui allie à la luminosité de ses notes hespéridées et aquatiques une senteur de figuier caractéristique, âme de la fragrance, qui recrée autour d'elle une aura ombragée... ce qui fait de ce Jardin un délicieux parfum d'été, un vrai bonheur à porter par les grandes chaleurs! Dans la lignée de l'Eau d'Orange Verte de la maison, mais en en dépassant les limites hespéridées, cette belle composition allait marquer l'image des parfums Hermès. Désormais, ce serait ce style épuré et limpide, signature de J.-C. Ellena, qui y donnerait le ton...


Maison: Hermès
Créateur: Jean-Claude Ellena
Année de création: 2003
Famille: floral-aquatique, hespéridé
Disponible en Eau de Toilette, vapo
100 ml (87 EUR). Une gamme de produits coordonnés est disponible. En parfumerie.


Image: Hermès


[Avis] Iris Ganache - Guerlain

Avant d'y entrer comme parfumeur-maison, Thierry Wasser n'était pas tout à fait étranger à Guerlain: outre le très exclusif Quand Vient la Pluie, il avait également créé, en collaboration avec Sylvaine Delacourte, le cinquième parfum de la non moins exclusive collection "L’Art et la Matière": Iris Ganache. Un parfum qui "met l’eau à la bouche, enveloppe tel un pashmina et laisse un sillage poudré d’une élégance extrême"...


Notes de tête: bergamote, cannelle
Notes de cœur: chocolat blanc, beurre d’iris, patchouli, cèdre
Notes de fond: ambre, vanille, musc, notes poudrées


De la bergamote? Ce que je sens, au départ d'Iris Ganache, c'est surtout l'arôme de carotte râpée de l'iris, tout juste teinté de cannelle en sotto voce. Mais si cette carotte est effectivement détectable, elle l'est nettement moins que dans beaucoup de soliflores iris: elle s'atténue très tôt pour venir se reposer joliment sur le lit moelleux des notes de cœur, dont l'onctuosité vient tempérer la froideur parfois hautaine de la fleur toscane.

Après une heure environ, si l'iris garde encore un peu de la merveilleuse fraîcheur humide d'Après l'Ondée, il s'est déjà feutré, et va poursuivre sur cette voie. Les notes annoncées en cœur paraissent, sur le papier, très gourmandes, mais dans la réalité, elles ne s'avèrent d'abord qu'à peine sucrées. Seul s'affirme vraiment, en cœur, le poudré crémeux du beurre d'iris, qui se voile de menues allures de violette blanche.

Il va pourtant évoluer vers un fond si pas encore ouvertement gourmand, du moins chaleureux, un peu ambré et surtout vanillé, au final bien dans le ton de la maison et d'ailleurs peut-être plus "Guerlain" que les autres références de la collection L'Art et la Matière. Ce n'est qu'en fin de tenue - moyenne - que ce fond va se sucrer considérablement autour des dernières traces d'iris, et ce qui était jusqu'alors délicate retenue va virer vers la fadeur.


Les avis semblent avoir été plus que mitigés pour ce cinquième opus de la collection. Pourtant, Iris Ganache est, malgré le relatif manque de subtilité de son crépuscule sucré, un très, très beau parfum, aux belles matières travaillées tout en finesse. Pendant la majorité de sa tenue sur la peau, la fragrance laisse effectivement un délicieux sillage irisé-ambré qui ne manque pas de chic - façon cocotte -, et propose un traitement somme toute assez inhabituel de l'iris, fleur généralement déclinée, quand elle est aux premières loges, sur le mode froid.




Maison: Guerlain
Créateur: Thierry Wasser et Sylvaine Delacourte
Année de création: 2007
Famille: oriental-boisé
Disponible en Eau de Parfum, vapo 75 ml (175 EUR), exclusivement dans les boutiques et espaces Guerlain.


Images: Jet Avenue, SiboSibon


[Avis] Parisienne - Yves Saint Laurent

Chez Yves Saint Laurent, on sait capitaliser sur le succès. Chaque année, Paris, l'un des - si pas le- parfum-phare de la maison, se voit décliné en une nouvelle variante éphémère, qui accompagne son aîné le temps d'une saison. Cette fois, on dépasse le simple flanker: nouveau flacon, nouveau nom, Paris devient Parisienne.


Notes de tête: accord vinyle, cranberry, mûre
Notes de cœur: rose de Damas, violette, note poudrée, pivoine, cuir
Notes de fond: patchouli, vétiver, santal, musc


Dès la vaporisation, il est pourtant évident que la nouvelle petite sœur marche sur les traces de son aîné: ce départ de rose intense rappelle immanquablement Paris... mais un Paris rajeuni d'une touche fruitée très franche. Les notes de cranberry et de mûre annoncées se fondent en une jolie teinte "fruits rouges" qui évoque, curieusement, une fraise des bois juteuse.

Passées les notes de tête, la rose s'affirme, sucrée, et partage les premiers rôles avec la violette, qui se fait bien plus présente que dans Paris. Et cet "accord vinyle"? Il est bel et bien là, et il est plus que curieux. A mon nez, il a l'odeur ammoniaquée-solvant, et désagréable au possible, des... colorations pour cheveux! Mais, ma foi, j'en viendrais presque à l'apprécier - voilà au moins de la nouveauté, et qui différencie Parisienne de nombre de jus insipides qui vont assurément continuer à affluer pour cette rentrée... à noter que cet accord se fait nettement plus présent sur mouillette que sur la peau, où il reste relativement discret.

La rose puis la violette finissent par se diluer dans un lit floral poudré, qui s'essouffle tout à fait en un fond malingre, fond qui arrive trop vite en ne laissant plus sur la peau que quelques traces sucrées-boisées, tout juste teintées de vétiver.


Résolument axée "jeune" avec ses puissants fruits rouges en tête, Parisienne se distingue nettement de Paris, bien plus que les habituels flankers du parfum emblématique d'Yves Saint Laurent. Ceci dit, jus fleuri-fruité à peine boisé, il ne se démarque pas vraiment de la cohorte de ses congénères, mis à part le fameux accord vinyle qui lui donne sa seule vraie touche d'individualité. Au final, une fragrance jolie, mais peu mémorable.


Maison: Yves Saint Laurent
Créateur: Sophia Grosjman et Sophie Labbé
Année de création: 2009
Famille: floral-boisé
Disponible en Eau de Parfum, vapo 30 ml (45 EUR), 50 ml (62 EUR) et 90 ml (79 EUR). Une gamme de produits coordonnés est disponible.


Image: Le Figaro Madame


[Avis] Cuir d'Iris - Parfumerie Générale

Parmi les références cuirées de la collection de la Parfumerie Générale, fragrances de niche composées par Pierre Guillaume, voici celle où le cuir est peut-être le plus mis en évidence, et avec le moins de compromis: Cuir d'Iris.


Composition: cardamome, iris Old Black, cuir, bois, vétiver, tanin de palétuvier, ambre, encens

Du cuir, du cuir, du cuir!

Cuir d'Iris, quelles que soient ses notes de tête, commence par un beau cuir fumé, franc, sec, quelque peu végétal mais surtout puissant, sans toutefois vous prendre à la gorge avec tout le poids de sa virilité comme certains membres de cette famille olfactive. Seule une petite touche de cardamome ose l'accompagner.

Après quelques minutes sur la peau, le côté fumé commence à s'émousser, et déjà, l'iris amène sur la pointe des pieds sa touche poudrée. A mesure de son évolution, la note-phare de Cuir d'iris se fait plus souple, puis enfin devient véritablement moelleuse, tout en continuant à s'afficher en amère protagoniste. Une petite facette à peine médicinale vient d'ailleurs la ponctuer discrètement de temps à autre. Au fil du temps, pourtant, quelques notes gourmandes, encore timides, commencent à apparaître... beurre d'iris et menue note cacaotée: le cuir s'épanouit sur un lit qui prend, de loin, la tournure de l'onctueuse mais discrète gourmandise de l'Iris Ganache de Guerlain.

La note cuirée va persister longtemps, s'amenuisant avec le temps pour laisser place à un fond ambré-boisé, chaleureux, qui prend cette fois de lointaines allures d'un autre cuir, celui-ci... mauresque.


Dans la collection de la Parfumerie Générale, Cuir d'Iris détonne quelque peu: il est un peu plus "classique", et la tonalité plus ou moins gourmande que l'on rencontre dans nombre d'autres références de la maison s'y fait particulièrement calme et mesurée, brodant le cuir sans jamais le surmonter. Sec et chaud, réaliste au possible, Cuir d'Iris mérite toute l'attention des amateurs de parfums cuirés - et que les amoureux de l'iris seul ne s'y méprennent pas, ce n'est pas ici un parfum pour eux! Mais ainsi entrelacées, les deux matières éponymes de la fragrance forment un bien beau couple...



Maison: Parfumerie Générale
Créateur:
Pierre Guillaume
Année de création: 2008
Famille: cuir
Disponible en Eau de Parfum, vapo 50 ml et 100 ml, moyennant code d'accès (sur demande) sur le site de la Parfumerie Générale.




Images: Luckyscent; iris Old Black Magic: Euphorbia


[Avis] La Petite Robe Noire - Guerlain

Sacrilège!
Donner le nom de "petite robe noire", Chanellissime, à un parfum... Guerlain?
Réutiliser le flacon, emblématique, de légendes comme L'Heure Bleue et Mitsouko, et l'affubler d'un griffonnage que ne renierait pas Kookaï?
Et tout ce recyclage éhonté de références pour abriter un parfum... gourmand?

Autant dire que, pleine d'une juste indignation, j'étais toute prête à détester La Petite Robe Noire, autre exclusif proposé par la maison Guerlain ...mais elle a refusé de coopérer.


Composition: citron de Sicile, réglisse, amande, rose, thé fumé, patchouli, musc, vanille


Avis aux sectatrices des divines créations de Ladurée, Pierre Hermé et consorts: en voici l'exacte traduction olfactive! D'emblée, cette Petite Robe Noire s'offre comme le plus exquis des macarons. Après le bref pétillement acidulé du citron, c'est une senteur absolument réaliste de macaron qui s'élève; l'odeur amandée-poudrée du biscuit est même accentuée - comment est-ce possible? - d'un rappel olfactif de son petit effet craquant.

La garniture de ce macaron est nettement fruitée, avec une note de cerise noire pâtissière bien présente (suggérée peut-être par l'amande, leurs senteurs étant proches?), mais je penserais aussi à d'autres fruits sombres, confiture de cassis, peut-être aussi une touche de framboise... le tout souligné d'une petite pointe de réglisse, qui nuance légèrement ce cœur de confiture de fruits sans trop s'affirmer. On y retrouve aussi une touche fleurie de violettes et de roses - voilà qui rappelle les merveilleux macarons cassis-violette de l'enseigne précitée... un délice!

L'évolution est très restreinte: c'est ce même cœur de macaron fruité, ponctué de touches fleuries, qui se poursuit encore et encore, des heures durant, de temps à autre revisité par une pointe acidulée-framboisée.
Sur la fin, la note de thé fumé vient s'insinuer sur la pointe des pieds pour assombrir quelque peu la confiserie par petites touches discrètes, lui donner de la profondeur, et elle en devient plus jolie encore.

Ce petit macaron rose (voilà qui aurait été un nom plus approprié!) est sucré, très sucré, certes, mais sans passer les bornes: il est somme toute assez léger dans son impression olfactive, je n'y trouve ni lourdeur, ni épaisseur pâtissière.


Pour une perfumista, La Petite Robe Noire avait, sur le papier, tout pour déplaire... mais le résultat est un régal, un vrai beau parfum, parfaitement équilibré et séduisant sous tous les angles - son sillage solide et son excellente rémanence ne gâtent rien.

Pourtant réfractaire aux gourmands, celui-ci m'a ravie, en particulier sa dernière phase, lorsque le thé apparaît - au point d'envisager un flacon! Et à en croire les réactions autour de moi, je ne suis pas la seule à avoir été convertie... LPRN semble pourtant en fait viser le cœur de cible girly d'Insolence, version chic. Voilà pour le côté "exclusif". Et il a tapé dans le mille: dans les espaces Guerlain des Galeries et autres Printemps, les flacons se sont d'arrachés comme des petits pains... ou des petits macarons?



Maison: Guerlain
Créateur: Delphine Jelk et Sylvaine Delacourte
Année de création: 2009
Famille: gourmand
Disponible en Eau de Parfum, vapo 50 ml (90 EUR), exclusivement dans les boutiques et espaces Guerlain.


Images: site de la Maison Guerlain, Ladurée


[Avis] Si Lolita - Lolita Lempicka

Ah, qu'il fut attendu, ce nouveau féminin chez Lolita Lempicka, après l'éponyme (1997) et L (2006)!

Une chose est sûre: le flacon de ce troisième opus, un trèfle à quatre feuilles à la fois ravissant et kitsch, est toujours bien dans l'esprit "contes de fées" de l'univers Lempicka. Mais qu'en est-il du jus?

Si Lolita se veut un fleuri épicé, donc assez loin de la gourmandise peu ou prou affirmée des deux précédents. Et cette fois, après Annick Ménardo et Maurice Roucel, c'est un tandem qui est aux commandes: Christine Nagel (les Elixirs Charnels de Guerlain, Miss Dior Chérie ou Narciso Rodriguez for her) et Benoist Lapouza (plusieurs parfums Pierre Cardin).


Notes de tête: baies roses, bergamote, mandarine
Notes de cœur: fleur de giroflée, pois de senteur, héliotrope
Notes de fond: élémi, ambre, patchouli, fève tonka


La volonté affirmée du duo de parfumeurs était de créer une fragrance qui reste épicée en tête, en cœur et en fond, et de concevoir un féminin qui se réapproprie des notes plutôt masculines. Conséquemment, Si Lolita commence par un feu d'artifice de poivres: au parfum et au piquant des baies roses se mêlent déjà les premiers relents de l'élémi, cette résine à l'odeur poivrée-citronnée; ce départ poivré est si fort qu'il peut devenir tonitruant sur certaines peaux - tandis qu'il reste fort policé sur la mienne.

Après cette ouverture en fortissimo, pourtant, la fragrance me paraît s'essouffler... sous le poivre brûlant, le cœur floral semble peu mémorable; le pois de senteur y est joli mais moyennement réaliste et plutôt pâlot, en tout cas par comparaison avec l'interprétation si suave, miellée, qu'ont pu en donner Caron et Guerlain dans leurs soliflores. Il tend très légèrement vers l'amer, sa facette verte-fleur d'oranger en semble absente. L'héliotrope ajoute juste à ce coeur une petite note poudrée.

L'élémi à peine citronné est toujours présent en fond, réchauffé par les notes vanillées-coumarinées de la fève tonka rejointes par un peu de patchouli, mais à ce stade, la fragrance est déjà devenue bien ténue sur ma peau...


A vrai dire, écrire cet avis s'est avéré assez difficile. C'est que les deux premiers parfums de Lolita Lempicka, que j'affectionne même si je ne les porte pas régulièrement, avaient une personnalité qui les distinguait immédiatement - "c'est un Lempicka"! Tandis que Si Lolita, malgré tout son poivre, me paraît précisément manquer de caractère, ce qui est plutôt gênant... Pour ma part, autant l'avouer, c'est une déception. Je suis curieuse de voir ce que vont en penser les nombreuses afficionadas de la marque.

Par ailleurs, caveat emptor: si, sur certaines peaux (dont la mienne), le poivre reste mesuré (et la rémanence du parfum sur la peau assez moyenne), sur d'autres, il explose littéralement, et d'après les premiers commentaires de testeuses ainsi affectées, il semble résister alors à plusieurs douches! A essayer impérativement avant d'acheter...


Maison: Lolita Lempicka
Créateur: Christine Nagel et Benoist Lapouza
Année de création: 2009
Famille: floral-épicé
Disponible en Eau de Parfum,vapo 30 ml (48 EUR), 50 ml (64 EUR) et 80 ml (83 EUR), en parfumerie.


[Avis] 1873 - Histoires de Parfums

1873: l'année de naissance de Sidonie-Gabrielle Colette.

Histoires de Parfums lui rend hommage, comme généralement dans la gamme, par un parfum bien plus "inspiré par" que par une fragrance d'époque, qu'aurait pu porter l'égérie...

C'est que Colette, sensualiste s'il en était, a écrit de bien belles pages sur les goûts, déjà - sa Claudine ne mit-elle pas un rubis en bouche parce que "ça doit fondre et sentir la framboise acidulée?" - et sur les odeurs, ensuite et surtout.

"La recherche du parfum ne suit pas d’autre voie que celle de l’obsession": sa citation est connue. Mais que de beaux passages dans ses œuvres, sur les senteurs!

Une bouffée d’acacia entra, si distincte, si active, qu’ils se retournèrent tous deux comme pour la voir marcher.

« C’est l’acacia à grappes rosées, dit Léa à demi voix.

– Oui, dit Chéri. Mais comme il en a bu, ce soir, de la fleur d’oranger ! »
Avec sa grâce de femme, faite d'aisance et aussi d'une extraordinaire précision de mouvements, il m'a emprisonné la taille et souffle doucement sur mes yeux à demi fermés. Il prolonge le jeu et déclare à la fin :

– Vous sentez… la cannelle, Claudine.

– Pourquoi la cannelle ? Dis-je mollement, appuyée à son bras et engourdie de son souffle léger.

– Je ne sais pas. Une odeur chaude, une odeur de sucrerie exotique.

– C'est ça ! Le bazar oriental, alors ?

– Non. Un peu la tarte viennoise ; une odeur bonne à manger. Et moi, qu'est-ce que je sens ? Demande-t-il en mettant sa joue veloutée tout près de ma bouche.

– Le foin coupé, dis-je en le flairant. Et comme sa joue ne se retire pas, je l'embrasse doucement, sans appuyer. Mais j'aurais aussi bien embrassé un bouquet, ou une pêche mûre. Il y a des parfums qu'on ne respire bien qu'avec la bouche.
Que de parfums, que d'odeurs, décrits en des mots si élégants! En particulier dans "Pour un herbier", où elle exaltait de la plus belle façon, voire de la plus curieuse, en tout cas de la plus talentueuse, la senteur des fleurs blanches qu'elle affectionnait.

Il est donc plutôt curieux qu'Histoires de Parfums ait choisi d'évoquer l'écrivaine des parfums par une fragrance hespéridée, alors qu'elle-même portait, paraît-il, du jasmin. Par contre, l'idée de l'honorer par un parfum semi-gourmand joue à ravir sur le brouillage de la frontière entre gustation et olfaction, qu'elle a si joliment mis en mots.


Notes de tête: pamplemousse, orange, citron, mandarine, bergamote, limette
Notes de coeur: muguet, fleurs d'oranger, fleurs printanières, violette, lavande
Notes de fond: vanille, caramel, muscs blancs


Les départs hespéridés se limitent souvent à une fugace envolée amère de bergamote ou de petitgrain, après quoi il ne reste plus trace aucune d'agrumes dans la fragrance. Point de cela ici: c'est toute la famille hespéridée qui danse une tarentelle d'ouverture, l'amertume de la bergamote, commune, se mêlant à dix autres fruits doux-aigrelets, orange juteuse en tête, entourée d'écorces de citron vert. Comme le fait remarquer Helg de Perfumeshrine, la senteur résultante rappelle assez celle des kumquats, ces petites orangettes amères.

Cette odeur d'orange va d'ailleurs vite s'accentuer en cœur, se sucrer au point de prendre, toute acidité disparue, de franches allures de marmelade, voire de bonbon à l'orange, sans que cela ne fleure sa confiserie industrielle.

Bien vite, pourtant, la fleur d'oranger (encore!), à peine touchée de lavande, s'insinue doucement sous la couche de marmelade, s'y mêle joliment, finit par prendre graduellement le dessus - comme il en a bu, ce soir, de la fleur d’oranger!

Et c'est ce mélange d'orange confite et de fleur d'oranger qui va finir par se poser harmonieusement sur un fond délicatement sucré et légèrement orientalisant, celui de la douce vanille teintée de caramel d'une crème brûlée qui reste discrète, sans lourdeur pâtissière... même si l'ensemble rappelle un peu, après tout, les cornes de gazelle!


Si le lien avec son égérie semble au premier abord peu évident, 1873 reste un parfum délicieux, un plus-qu'-hespéridé oriental ou un gourmand léger, au choix, d'une très grande originalité: je m'avancerais presque à dire qu'il remplit une niche parfumesque encore vierge. Et pour ne rien gâter, sa tenue est très bonne (ah, ce si joli fond de fleurs d'oranger oriental!), son sillage adéquat. Et mine de rien, cette grande gourmande de Colette l'aurait peut-être beaucoup aimé....

Ce tome olfactif des Histoires de Parfums est, comme bon nombre d'autres fragrances de la maison, une vraie réussite - et pour moi, un coup de cœur. Colette ou pas, une bien belle histoire racontée en parfum!


Maison: Histoires de Parfums
Créateur: Gérald Ghislain et/ou Sylvie Jourdet?
Année de création: 2001?
Famille: hespéridé-gourmand-fleuri
Disponible en Eau de Parfum, vapo 120 ml (130 EUR), en points de vente sélectionnés et sur le site d'Histoires de Parfums. Un set d'échantillons de tous les parfums de la marque est disponible (5 EUR).



Images: Histoires de Parfums, Wikipedia



[Parlons Parfums] 2009: rentrée parfumée

Comme l'an dernier, voici un petit panorama des sorties petites et grandes à venir lors de cette rentrée; n'hésitez pas à me signaler les oublis!


En grande distribution


Lolita Lempicka nous propose enfin (!) une vraie nouveauté: Si Lolita, qui se veut affirmée, un vrai floral épicé où le pois de senteur surdosé dispute la vedette aux baies roses, à la bergamote, la mandarine, la fleur de girofle, l'héliotrope, l'élémi et l'ambre. Disponible à partir de début août 2009, semble-t-il en avant-première dans les enseignes Marionnaud et déjà disponible sur le site de LL.
Premiers avis ici et chez Le Critique de Parfum.


Yves Saint Laurent sortirait ce qu'on présente un peu partout comme un énième flanker de Paris: Parisienne (créée par Sophia Grojsman et Sophie Labbé) - mais qui me semble mine de rien assez différent.
Si le cœur reste un mélange de rose de Damas et de violette cher au best-seller de la maison, s'y ajoute la pivoine, la cranberry et la mûre et, surtout, un étrange départ d'accord vinyle créé pour moderniser la fragrance.... à vérifier sur pièce le 17 août!
Premier avis chez votre servante.



Chez Issey Miyake, on revient à nouveau au frais et au facilement portable avec A Scent, composée par Daphné Bugey. Au menu: jacinthe, galbanum, verveine et jasmin. La sortie est prévue pour le 24 août, avec déjà une avant-première le 10 aux Galleries Lafayette Haussmann.
Premier avis sur Grain de Musc.



Giorgio Armani sort un parfum au nom qui devrait beaucoup faire sourire Lubin: Idole d'Armani. Il s'agit d'un floral opulent, aux notes d'orange amère, de gingembre, de davana, de loukoum à la rose, de jasmin, d'absolu safran, de styrax, patchouli, et de vétiver.
Sortie le 26 août.



On sent déjà arriver le prix du meilleur flacon pour Ricci Ricci, la nouvelle fragrance de la maison. Cet invraisemblable croisement de rubans métalliques roses renferme un parfum centré autour de la "belle-de-nuit", une fleur qui éclot à 4 heures de l'après-midi en changeant de couleur. Les créateurs se sont inspirés de cette fleur caméléon pour créer une fragrance protéiforme, avec un accord de rhubarbe en tête, de la bergamote, la fameuse belle-de-nuit, de la tubéreuse, de la rose Centifolia, de l'essence de patchouli et du santal en fond. A découvrir le 27 août.



Ange ou Démon Le Secret de Givenchy pencherait plutôt du côté ange, flanker qu'il est d'Ange ou Démon. Il se veut floral lumineux et doux, parfum -aquarelle aux notes de thé au jasmin, citron, baies de cranberry, jasmin sambac, pivoine blanche, fleurs d'eau, bois blonds et patchouli. Sortie le 31 août.




Chez Chloé, l'éponyme devient Chloé Eau de Parfum Intense, qui renforce sa rose devenue opulente et s'entoure de notes plus chaleureuses, orientalisantes: baies roses épicées et bois de santal. Dès le 1er septembre en parfumerie.



Le 21 septembre, ce sera l'arrivée tant attendue du nouveau grand féminin chez Guerlain: Idylle. Un accord chypré-rose, accompagné d'une pluie de jasmin et de musc, puis d'un bouquet de lilas, de freesia, de pivoine et de muguet... du résolument floral, donc?
Premier avis sur Olfactorum.



L'arrivée, enfin, de l'Arlésienne?
Sensuous (lys, magnolia, jasmin, "bois en fusion", ambre, santal, poivre noir, pulpe de mandarine, miel) devrait enfin sortir en septembre en France, après avoir semble-t-il remporté un grand succès aux Etats-Unis.
Premier avis sur Au Parfum.

Est aussi annoncée en novembre une autre Private Collection, après Amber Ylang-Ylang: Jasmine White Moss (premier avis sur Grain de Musc).



Septembre toujours: Prada lancerait une suite à ses Infusion d'Iris et Infusion de Fleurs d'oranger, centrée cette fois sur l'ambre: L’Eau Ambrée, un féminin, ajoute à l'ambre du cédrat et de la rose. Affaire à suivre....



Chez Viktor & Rolf, qui succédera (enfin) à Flowerbomb? Ce sera Eau Méga, un jus vert et frais aux notes de feuille de violette, de basilic, de poire, de pivoine, de jasmin sambac, de citron, de cèdre et de Cashméran, le tout dans un flacon-tube à poire intégrée. A sortir en octobre.


A la rentrée encore: le nouveau féminin de Gianfranco Ferré, cinéphilement baptisé In the Mood for Love. Un jus floral et boisé créé par Maurice Roucel, aux notes de tamarin, bergamote, orange amère, magnolia, fleur d'oranger, lys, jasmin, rose, cèdre, ambre, musc blanc et santal.



A la rentrée toujours arrivera Lola, le dernier-né de Marc Jacobs. Au menu, un fleuri-fruité "enivrant" avec ses notes de pamplemousse rose, poire, pivoines fuchsia, rose, géranium, fève Tonka et musc crémeux...





Chez les niches


Chez Serge Lutens, la rentrée est, comme toujours, chargée.
Fille en Aiguilles, l'oriental-boisé-sucré à l'odeur de pinède, est déjà sorti dans quelques points de vente, avant de se retrouver bientôt dans toutes les boutiques qui stockent la gamme export. Premiers avis ici, sur Grain de Musc et Poivre Bleu.

Fourreau Noir, l'exclusif au Palais Royal, est une tout autre histoire. Il serait une composition en chiaroscuro, pratiquement qu'en notes de fond, entre fève tonka, encens et myrrhe, musc blanc, un peu de lavande... d'abord et avant tout, semble-t-il, un parfum de peau. Sa sortie est prévue au 1er septembre.
Premier avis sur Poivre Bleu.



Sortie en août chez Annick Goutal: Mandragore Pourpre, un flanker de Mandragore, qui se veut plus puissant et plus sombre que l'original, plus épicé et aromatique, à porter l'hiver (bergamote, menthe, anis étoilé, ambre, romarin, géranium, poivre noir, myrte, encens et héliotrope).




Autre sortie du 1er septembre: Magnolia Nobile d'Acqua di Parma: les notes puissantes et suaves du magnolia, agrémentées d'un bouquet de rose, de jasmin, et de tubéreuse sur un fond de santal et de vétiver....



Van Cleef se la joue L'Art et la Matière en sortant une collection exclusive de 6 fragrances de haute parfumerie: Gardénia pétale (Nathalie Feisthauer), Orchidée vanille (Randa Hammami) Lys carmin (Natalie Gracia-Cetto), Muguet blanc (Antoine Maisondieu), Bois d'iris (Emilie Coppermann) et Cologne noire (Marc Buxton).
Cette Collection Extraordinaire sortira en septembre.



En septembre toujours, les Private Blends de Tom Ford s'enrichiront de quatre nouvelles fragrances, censément plus féminines, toutes les quatre articulées autour du musc blanc. Figureront dans cette White Musk Collection : Urban Musk (ambrette, poivre blanc, cumin, miel blanc, jasmin sambac, prune noire, musc tonkin et benjoin), Jasmine Musk (ylang, jasmin, patchouli, iris, vanille, santal, vétiver, ciste, ambre et musc), White Suede (rose Bulgare, safran, thym, maté, oliban, muguet, ambre, daim et santal), et enfin Musk Pure (bergamote, poivre, ylang, jasmin, muguet, beurre d’iris, jasmin sambac, fève tonka, benjoin et cire d’abeille).



Rappelons la très attendue (du moins par moi!) sortie en septembre de Back to Black / Aphrodisiac de Kilian, un parfum semble-t-il résolument oriental, un ambré-boisé chaleureux, tout de tabac sucré et de liqueur fruitée aux allures de Borneo 1834...
Premiers avis plus qu'enthousiastes sur Poivre Bleu et Grain de musc!




Sorties, également, de deux nouveaux Parfums d'Empire, la collection martiale de Marc-Antoine Corticchiato: 3Fleurs, un ultra-fleuri, trio entre rose, jasmin et tubéreuse, contrebalancé par un accord galbanum-menthe, sur fond de muscs. Wazamba, lui, joue la carte de l'encens/conifère, avec notes d'aldéhydes, encens, myrrhe, santal, opopanax, cyprès, pomme de pin et fir balsam.
Premiers avis sur Grain de Musc.


Rappelons aussi la sortie en octobre (?) d'un nouvel Artisan Parfumeur: Havana Vanille, destiné - ainsi le veut la rumeur - à remplacer Vanilia. Cette nouvelle vanille créée par Bertrand Duchaufour se veut recréer la senteur du rhum âgé et de l'air doux de Cuba, avec des notes de rhum, girofle, cuir, fruits confits, narcisse, tonka, immortelle, vanille, bois fumé, mousses et notes balsamiques.



Et enfin, cet automne (date encore indéterminée) sortiront, pour fêter le centenaire de la maison, les premiers volumes de la nouvelle collection de prestige de Cartier: Les Heures du Parfum, toutes créées par Mathilde Laurent. Chaque heure (13 sont prévues au total) portera un numéro et un nom (ainsi par exemple le Numéro 1: L’Heure Promise et le Numéro 12: L’Heure Mystérieuse). Les cinq premières heures sont attendues pour cette année.



Merci à Alexandre pour le complément d'informations!