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[Parlons parfums] L'Odorat vu par France Culture

Cet été, France Culture a passé en revue les cinq sens, dans une série d'émissions fascinante, comme toujours sur la chaîne. Et pour finir en beauté, le week-end passé s'est penché sur l'odorat... examiné en dernier, comme toujours, mais ce diptyque de trois heures lui a joliment fait honneur.




Premier volet, diffusé samedi 27: panorama de la parfumerie actuelle, mainstream et niches, avec Pierre Guillaume, monsieur Parfumerie Générale. Rien de bien nouveau pour les perfumistas, mais toujours intéressant à entendre, d'autant qu'il parle aussi de ce qui l'inspire, de la genèse et de la construction de ses fragrances. Ensuite, la philosophe Chantal Jaquet, auteur de la remarquable Philosophie de l'odorat, évoque le rapport humain et social aux odeurs au fil de l'histoire, postule une actuelle réhabilitation du "cinquième" sens, après des siècles de mépris. Une intervention passionnante, ne fut-ce que pour apprendre que la "putain" est, étymologiquement, "celle qui pue"(!!)
Et enfin, dans un beau retournement, arrive le sujet de l'anosmie, avec notamment une intervention de Jean-Pierre Guillard, peintre affecté de ce triste mal.



Second volet, diffusé dimanche 28: l'odeur et le parfum, et les mots pour le dire... Jean-Claude Ellena est en vedette. Il parle de son Journal d'un Parfumeur, mais surtout du parfum en littérature et du parfum-art, évoque Edmond Roudnitska, ses créations et ses théories esthétiques. Pierre Bourdon surenchérit, cite Le Parfum de Thérèse comme meilleure composition du Maître... En bonus track, fort apprécié de votre servante: le spectre olfactif de l'ambre gris.
Autres interventions: la poète et sculpteur Claire Roudenko-Bertin, et Emilie Dezeuze et son jardin la nuit.


Deux émissions des plus intéressantes, donc, et à ne pas manquer! 



Image: La Dame à la Licorne, L’odorat, tapisserie de la fin du XVe s., musée de Cluny, Paris.

[Avis] Alambar, Alkemi, Cozumel, Daimiris - Laboratorio Olfattivo




La parfumerie d'art a décidément le vent en poupe en Italie. Les salons du parfum de niche y attirent nombre de professionnels et de passionnés, et les nouvelles marques se multiplient. Cette fois, c'est la boutique Laboratorio Olfattivo, parfumerie spécialisée sise à Frascati, à 20 km de Rome, qui se lance dans l'aventure avec une collection de quatre fragrances: Alambar, Alkemi, Cozumel et Daimiris.

Le discours - originalité, création libre, à l'inspiration des nez, pas de marketing, etc. - est désormais typique d'une marque de niche, inutile de s'y appesantir. La curiosité serait plutôt du côté des compositeurs: en plus de Marie Duchêne (MM et 160 de Molinard) et d'Enrico Buccella (créateur de la nouvelle maison italienne Sigilli), cet autre Labo a fait appel à l'inspiration de ...Pierre Guillaume, monsieur Parfumerie Générale, pour ce qui est à ma connaissance sa première création hors de sa propre marque.


عنبر

Alambar, par Enrico Buccella, annonce d'emblée la couleur: al-ambar, "ambre" il est, du début à la fin, divines larmes dorées olfactives...

Si l'accord "ambre" est bien présent, base classique de parfumerie construite autour d'un cœur de ciste-labdanum, de benjoin et de vanille, il est décliné ici sur un mode particulier, très sucré, discrètement pétri d'épices et avec plus qu'une pointe d'amertume. A vrai dire, cet aspect sucré-amer donne à Alambar un solide côté médicinal, qui rappelle par ailleurs assez un... soda.
D'abord brièvement nuancé en tête d'une pincée de cacao, le cœur ambré s'intensifie ensuite, se vanille mais en restant axé sur le sucre - bien moins gousse de vanille Bourbon que sucre vanilliné. La tonalité médicinale/soda se prolonge, nimbée de cannelle et d'un voile de myrrhe aux relents de beurre de cacao.
L'évolution va progressivement atténuer le sucre, affirmer et épurer la note ambre qui prend des allures plus classiques, approfondies d'encens.

S'il n'apporte rien de bien neuf au propos, Alambar pourrait peut-être séduire les aficionados des soli-notes ambre, s'ils l'aiment sucré - on est loin de la pureté mystique d'un Ambre Fétiche.... et j'avoue avoir peine à passer outre ce déplaisant côté soda, qui rappelle de loin la root beer américaine. A mon goût, le moins intéressant des quatre.

Notes de tête: bergamote, cacao, ambre
Notes de cœur: cannelle, vanille, ambre
Notes de fond: notes ambrées





Alkemi, par Marie Duchêne, se veut une "expérience d'alchimie, transformant les bois et résines orientaux en or parfumé", avec de lointains échos des rites de l'Égypte ancienne, où le parfum était un présent pour les dieux. Le nom de la fragrance rappelle d'ailleurs la double allusion - "al-kemi", "l'alchimie", vient du nom ancien de l'Egypte, Kemi...

Alkemi commence en fanfare avec une note franche de sucre réglissé, goudronneux, qui se marie à la rondeur charnue et fruitée d'une cerise noire mûre dans un mélange presque liquoreux. Une fumerole d'encens se devine, qui se pose graduellement sur un opulent lit d'ambre chaleureux.
L'effet cerise, le côté recuit s'estompent lentement dans un cœur où finit par dominer un ambre touché d'un filet de miel sombre et approfondi d'encens, de myrrhe.
En fond, l'ambre toujours largement déployé, sucré à point, s'étaie de douces notes boisées où le santal soyeux l'emporte sur le cèdre. C'est sur cette belle note de santal orientalisé, presque imperceptiblement fumé, que se termine la fragrance, qui s'est entre-temps asséchée, effeuillée de ses traces de sucre.

Assez déconcertant au début, avec ses notes confites qui empiètent un peu trop sur les autres, Alkemi s'avère au bout du compte, après plusieurs essais, un bel oriental ambré-sucré aux allures gourmandes, sans tomber dans le simpliste. Intrigant, il finit par prendre un goût de revenez-y, d'autant que les derniers feux boisés qu'il jette sont particulièrement beaux.

Notes de tête: ylang ylang, ambre
Notes de cœur: encens d'Arabie, patchouli d'Indonésie, myrrhe, cèdre de l'Atlas
Notes de fond: cashméran, vanille ambrée, santal





Cozumel, par Marie Duchêne, emprunte son nom à une île mexicaine sise à l'est du Yucatán, l'"île aux hirondelles" consacrée à Ix Chel, la déesse maya de la lune. La créatrice se serait inspirée du soleil mexicain, de brises capturant les effluves d'aromates mêlés à la senteur intime des épidermes, des senteurs étranges d'une île lointaine ...

Si la figue n'est mentionnée nulle part dans la composition officielle, les notes aromatiques et boisées en tête se fondent en un parfait sosie de l'accord "lait de figue" caractéristique, dans le genre inauguré par Premier Figuier de L'Artisan Parfumeur et largement adopté depuis par la parfumerie fonctionnelle. S'y mêlent bientôt, et à plein volume, une facette réglissée franche et une note bien reconnaissable de - hm, de résine de cannabis.
Après ce démarrage tonitruant, ces deux facettes passent pourtant assez rapidement à l'arrière-plan pour se cantonner à des rôles de figurantes derrière le... figuier, toujours. Cette dominante se poursuit en cœur, délicatement sucrée, l'accent oscillant entre le lait de la figue, la verdeur des feuilles, le doux boisé de l'arbre, renforcé de cèdre. Une touche d'ambre sucré vient apporter sa rondeur au fil du temps, et se nuance de tonka dans des notes de fond joliment chaleureuses, où virevolte toujours une feuille de figuier.

L'originalité réelle de Cozumel est malheureusement un peu gâtée par ce qui ressemble à s'y méprendre à un traitement très classique d'une note figuier. Il la met malgré tout en scène de manière intéressante, surtout dans le départ... " résineux", et dans son inhabituel fond oriental-figue. Un beau vert-boisé-aromatique orientalisant, parfaitement mixte, et probablement mon préféré des quatre.

Notes de tête: bergamote, basilic du Vietnam, notes aromatiques
Notes de cœur: sauge sclarée, chanvre indien, tabac blond, ambre
Notes de fond: santal, cèdre, encens, fève tonka





Daimiris est donc la fameuse contribution de Pierre Guillaume. Si son nom fait immédiatement penser à un second mouvement au thème de Cuir d'Iris, la poétique description de cette fragrance l'en éloigne - nuances mauves et améthyste reflétées dans l'alcool, caresse féminine du velours, regard masculin fixé sur un corps de femme...

Daim- d'abord: loin des cuirs fumés et brutaux, c'est bien ici un vrai accord daim qui s'exhale au départ, franc et sec, médicinal, avec sa senteur caractéristique d'intérieur de sac à main neuf. Il se nuance en tête de quelques grains de safran et d'une note assez marquée de... champignon cru.
-Iris ensuite: le daim se nimbe progressivement du poudré de la fleur toscane. Elle reste pourtant fort discrète: c'est que Daimiris se résume surtout à la métamorphose graduelle du puissant accord daim du départ en un ambre sucré classique qui, petit à petit, finit par dominer en fond, tout juste modulé des accents chaleureux, presque chocolatés que prennent certains muscs.

Les fidèles de Pierre Guillaume y trouveront-ils leur compte? La composition officielle, la description faisaient rêver à une fragrance beaucoup plus facettée que ce qui est essentiellement un Daimambre. Ceci dit, la solide note daim, franche et réaliste, pourra sûrement beaucoup plaire aux amateurs du genre.

Notes de tête: safran, cardamome
Notes de cœur: rhum, iris, accord daim
Notes de fond: ambre, musc




Bien que nées des œuvres de créateurs différents, les quatre fragrances du Laboratorio Olfattivo présentent une réelle cohérence. Toutes partagent une tonalité peu ou prou sucrée, sans tomber dans le poisseux, et sont parcourues d'un fil rouge ambré nettement présent d'une composition à l'autre - même le cuiré Daimiris et le boisé Cozumel s'orientalisent sur la fin.

Autres points communs, un peu moins heureux ceux-là, un démarrage en trombe suivi d'un léger essoufflement, ainsi qu'une certaine impression de finition (délibérément?) brute: tandis que beaucoup de fragrances ont d'ordinaire un fini lissé, comme le vernis transparent qui vient parachever une toile, les matières semblent ici laissées à nu, sans le dernier glacis olfactif. Et à vrai dire, ces matières elles-mêmes ne me semblent pas d'une qualité exceptionnelle... ce qui n'empêche pas une recherche manifeste dans la composition, en particulier pour Alkemi et Cozumel. Et la rémanence est excellente.

Saluons enfin l'initiative de Laboratorio Olfattivo de proposer ses flacons à un prix très raisonnable, du même niveau qu'un parfum de grande distribution pour la même contenance. Particulièrement rafraîchissant à l'heure où la mode, chez les niches, serait plutôt à l'inflation.



Maison: Laboratorio Olfattivo
Créateur: Enrico Buccella, Marie Duchêne, Pierre Guillaume
Année de création: 2009
Disponible en Eau de Parfum, vapo 100 ml (88 EUR). Dans la boutique Laboratorio Olfattivo, à Frascati. En ligne, disponible chez Aus Liebe zum Duft (possibilité d'échantillons: "abfüllung").



[Avis] Cuir Venenum (03) - Parfumerie Générale

S'il est une chose qu'on ne peut reprocher aux fragrances de la Parfumerie Générale, c'est bien de manquer d'originalité. Les accords sont généralement connus, mais combinés de manière bien souvent inédite, composant ainsi des jus qui ne peuvent que ravir les amateurs de sensations olfactives nouvelles.

C'est particulièrement vrai pour Cuir Venenum, un étrange parfum qui se proclame "cuir fleuri oriental érotisé", pas moins! Il s'agissait ici de féminiser le genre cuiré, de lui donner une luminosité nouvelle...



Notes de tête: agrumes, absolue fleur d'oranger, aubépine
Notes de cœur: cuir, tamanol, polyalcools de noix de coco
Notes de fond: cèdre Maroc, muscs, miel, myrrhe

Le résultat?
Après le rapide passage d'un éclair de feuilles d'agrumes arrive une puissante senteur, profondément étrange, qui tient des oranges confites bien plus que de la fleur d'oranger, lesquelles orangettes auraient été servies à côté d'un verre... d'hydromel.

Aussi incroyable que cela paraisse, Cuir Venenum sent effectivement la bière (!), une bière brune, très nettement mêlée de miel liquide, qui jouxte cette note de zeste d'orange confit. L'effet olfactif est tout à fait surprenant, et à mille lieues du cuir orientalisant promis...

A vrai dire, comme l'allusion olfactive à l'hydromel ne m'incommode pas, j'ai rapidement trouvé cet accord réellement addictif, tout curieux qu'il soit. Il parvient à être tout à la fois riche, luxuriant, fruité, sucré sans excès, avec une petite touche et d'acidité, et d'amertume (la bière toujours!)... la note de cuir se devine, mais bien difficilement, noyée qu'elle est sous cet accord.

L'évolution sur la peau va concentrer la facette orange, qui va se sucrer au point de prendre de franches allures de bonbon, tandis que l'aspect hydromel va passer en retrait et le cuir... disparaître.


Quel étrange parfum que ce Cuir Venenum, et qu'il est mal nommé! Cet hydromel à l'orange n'a rien de vénéneux, et n'offre que bien peu de cuir; du féminin lumineux et "érotisé" annoncé, point de trace... pour trouver une réelle référence cuirée chez la Parfumerie Générale, mieux vaut se tourner du côté du confidentiel Cuir d'Iris. Mais en laissant ses attentes de côté, et une fois la surprise passée, ce troisième volume de la gamme se révèle étonnamment attirant, une curiosité olfactive à la tenue irréprochable et qui ne manque pas d'intérêt...


Maison: Parfumerie Générale
Créateur:
Pierre Guillaume
Année de création: 2003
Famille: cuir, fruité, oriental
Disponible en Eau de Parfum, vapo 50 ml (95 EUR) et 100 ml (125 EUR), en points de vente sélectionnés.



Images: Luckyscent, Dining for Two


[Avis] Cuir d'Iris - Parfumerie Générale

Parmi les références cuirées de la collection de la Parfumerie Générale, fragrances de niche composées par Pierre Guillaume, voici celle où le cuir est peut-être le plus mis en évidence, et avec le moins de compromis: Cuir d'Iris.


Composition: cardamome, iris Old Black, cuir, bois, vétiver, tanin de palétuvier, ambre, encens

Du cuir, du cuir, du cuir!

Cuir d'Iris, quelles que soient ses notes de tête, commence par un beau cuir fumé, franc, sec, quelque peu végétal mais surtout puissant, sans toutefois vous prendre à la gorge avec tout le poids de sa virilité comme certains membres de cette famille olfactive. Seule une petite touche de cardamome ose l'accompagner.

Après quelques minutes sur la peau, le côté fumé commence à s'émousser, et déjà, l'iris amène sur la pointe des pieds sa touche poudrée. A mesure de son évolution, la note-phare de Cuir d'iris se fait plus souple, puis enfin devient véritablement moelleuse, tout en continuant à s'afficher en amère protagoniste. Une petite facette à peine médicinale vient d'ailleurs la ponctuer discrètement de temps à autre. Au fil du temps, pourtant, quelques notes gourmandes, encore timides, commencent à apparaître... beurre d'iris et menue note cacaotée: le cuir s'épanouit sur un lit qui prend, de loin, la tournure de l'onctueuse mais discrète gourmandise de l'Iris Ganache de Guerlain.

La note cuirée va persister longtemps, s'amenuisant avec le temps pour laisser place à un fond ambré-boisé, chaleureux, qui prend cette fois de lointaines allures d'un autre cuir, celui-ci... mauresque.


Dans la collection de la Parfumerie Générale, Cuir d'Iris détonne quelque peu: il est un peu plus "classique", et la tonalité plus ou moins gourmande que l'on rencontre dans nombre d'autres références de la maison s'y fait particulièrement calme et mesurée, brodant le cuir sans jamais le surmonter. Sec et chaud, réaliste au possible, Cuir d'Iris mérite toute l'attention des amateurs de parfums cuirés - et que les amoureux de l'iris seul ne s'y méprennent pas, ce n'est pas ici un parfum pour eux! Mais ainsi entrelacées, les deux matières éponymes de la fragrance forment un bien beau couple...



Maison: Parfumerie Générale
Créateur:
Pierre Guillaume
Année de création: 2008
Famille: cuir
Disponible en Eau de Parfum, vapo 50 ml et 100 ml, moyennant code d'accès (sur demande) sur le site de la Parfumerie Générale.




Images: Luckyscent; iris Old Black Magic: Euphorbia


[Avis] Un Crime Exotique - Parfumerie Générale


Les senteurs d'un marché aux épices vous font tourner la tête? Vous aimez le masala chaï, ce fameux thé noir indien généreusement réchauffé de cannelle, de gingembre, cardamome, poivre et girofle? Vous raffolez du pain d'épices?

Si vous avez répondu "oui" à toutes ces questions, ne cherchez plus, Un Crime Exotique est le parfum fait pour vous!



Notes de tête: anis étoilé, maté, thé
Notes de coeur: osmanthus, cannelle, gingembre
Notes de fond: santal, vanille



Comme le laisse deviner cette pyramide olfactive, Un Crime Exotique est un parfum plutôt baroque.

Le ton est donné dès le départ, dans une tonitruante explosion épicée - cannelle, clou de girofle, gingembre, cardamome - où se laisse déjà deviner une note miellée teintée d'une infime acidité presque fruitée.
Au fil du temps, ce miel s'intensifie, prend du volume sans vraiment se colorer de nuances et, mêlé au trio cannelle-girofle-gingembre, il donne à ce Crime Exotique de francs airs de pain d'épices. L'illusion est confirmée par des tests auprès de mon entourage, qui lui trouve une ressemblance certaine avec les confections Prosper & co.
Le miel, bien que de plus en plus intense, ne devient réellement sucré-gourmand qu'en fond, lorsqu'il se teinte de vanille et que les épices sont passées franchement en retrait, traversées de quelques éclairs presque chocolatés.


Dans ce Crime Exotique, point de recherche d'élégance ou d'abstraction quelconque, et le raffinement presque décadent présent en filigrane dans les plus baroques des compositions de Serge Lutens est absent: c'est une odeur immédiate, brute, presque fruste, qui parle directement aux sens... Elle laisse aussi une certaine impression d'inachèvement, comme s'il y manquait un polissage, un vernis unificateur.
Dans l'ensemble, je ne peux me départir de l'étrange impression que cette - certes absolument délicieuse - senteur devrait émaner d'une tasse fumante, pas de mon poignet... Dans le même genre, je préfère nettement Ambre Narguilé d'Hermès, qui brode aussi sur le thème du marché aux épices gourmand, mais de manière plus subtile et plus élégante. Par contre, les amoureux du pain d'épices y trouveront leur Graal!


Maison: Parfumerie Générale
Créateur:
Pierre Guillaume
Année de création: 2007
Famille: oriental épicé
Disponible en eau de parfum, en vapo 50 ml ("création privée n°513", 95 EUR) et 100 ml ("création privée n°113", 145 EUR) sur le site de la Parfumerie Générale.